FECOFA : Veron Mosengo-Omba lance son mandat à la FIFA

Nouvellement porté à la tête du comité exécutif de la FECOFA, Veron Mosengo-Omba a effectué ses premiers pas dans ses nouvelles fonctions auprès de la FIFA. Le dirigeant congolais a été reçu ce jeudi 3 septembre 2026 à Zurich, en Suisse, par le président de l’instance mondiale, Gianni Infantino.
Au-delà du caractère protocolaire de cette rencontre, le rendez-vous revêt une importance particulière pour le football congolais. Il permet au nouveau responsable de la Fédération congolaise de football association de présenter les grandes orientations de son mandat et de poser les bases d’une nouvelle collaboration avec la FIFA.
La restructuration au cœur de la feuille de route
Pour les quatre prochaines années, Veron Mosengo-Omba entend placer la refondation et la restructuration du football congolais parmi ses principales priorités.
Cette ambition concerne notamment la gouvernance et le fonctionnement des différentes composantes du football national. L’enjeu sera de transformer les résultats obtenus sur le terrain en une organisation capable d’accompagner durablement le développement des clubs, des sélections et des compétitions nationales.
L’appui de la FIFA devrait jouer un rôle important dans cette stratégie, notamment à travers ses programmes de développement et d’accompagnement des fédérations membres.
Infantino salue le retour des Léopards au Mondial
La rencontre a également permis à Gianni Infantino de féliciter la FECOFA pour le retour de la RDC à la Coupe du monde, 52 ans après sa dernière participation.
Cette qualification constitue l’un des faits majeurs du football congolais de ces dernières années. Elle offre surtout à la nouvelle équipe dirigeante de la FECOFA une occasion de s’appuyer sur cette dynamique pour renforcer les structures du football national.
Pour la FIFA, le parcours des Léopards illustre également le potentiel dont dispose le football congolais, à condition que celui-ci bénéficie d’un cadre de développement plus solide et mieux structuré.
Arbitrage et football féminin parmi les priorités
Au cours des échanges, deux secteurs ont particulièrement retenu l’attention : l’arbitrage et le football féminin.
La réforme de l’arbitrage apparaît comme un chantier essentiel pour améliorer la qualité et la crédibilité des compétitions nationales. Formation des arbitres, professionnalisation, accompagnement technique et amélioration des conditions de travail constituent autant de défis auxquels la FECOFA devra s’attaquer.
Le développement du football féminin constitue l’autre priorité identifiée. Il s’agit notamment de renforcer les compétitions, la formation et l’encadrement afin de permettre aux joueuses congolaises de bénéficier d’un environnement plus favorable à leur progression.
Un rapprochement entre Kinshasa et Zurich
Veron Mosengo-Omba a, de son côté, réaffirmé son soutien à Gianni Infantino et à la politique de développement portée par la FIFA.
Cette position pourrait contribuer à renforcer les relations entre la FECOFA et l’instance mondiale à un moment où la fédération congolaise souhaite engager plusieurs réformes structurelles.
L’objectif affiché est désormais de faire du soutien international un levier pour accélérer les transformations attendues au niveau national.
Un centre technique pour accompagner la refondation
La prochaine visite annoncée de Gianni Infantino à Kinshasa devrait constituer un autre temps fort de cette nouvelle séquence.
Le président de la FIFA est attendu en RDC pour participer à la pose de la première pierre du futur centre technique de la FECOFA, un projet inscrit dans le cadre du programme FIFA Forward.
Cette infrastructure doit notamment contribuer au développement des différentes activités techniques de la fédération et renforcer les capacités du football congolais.
Pour Veron Mosengo-Omba, l’enjeu est donc désormais de passer rapidement des intentions aux réalisations. La qualification des Léopards au Mondial offre une vitrine exceptionnelle au football congolais ; la véritable réussite de ce nouveau mandat se mesurera toutefois à sa capacité à transformer cette visibilité en réformes durables, en infrastructures fonctionnelles et en un meilleur encadrement des talents congolais.




